Les Fantômes de la révolution

Des officiers de police cibles d’une haine féroce ont aussi été victimes de la révolution tunisienne. Leurs familles exigent des investigations pour éclaircir le mystère entourant leur mort, mais il reste encore beaucoup d’inconnues.

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Les Fantômes de la révolution

La révolution du jasmin en Tunisie – la révolte déclenchée par l'immolation du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi en Décembre 2010 – a fait plus de 300 victimes. La plupart des personnes tuées au cours des affrontements dans les rues en décembre et en janvier, lesquels ont finalement incité à l'éviction du président Zine Ben Ali, étaient des manifestants. Mais parmi les morts figuraient un certain nombre d'agents de sécurité, dont sept policiers et trois gardes nationaux qui ont été conspués par les manifestants comme agents du régime.

L'enquête officielle, menée par le nouveau gouvernement, sur ​​les décès de la révolution du jasmin, a pris plus d'un an et a accablé en grande partie l'ancien président, qui avant de fuir le pays, aurait donné des ordres pour écraser l'insurrection par la violence. Selon les accusations, des snipers ont continué à répandre la terreur après la fuite de Ben Ali. Toutefois, les nombreux rapports sont teintés d'obscurité, de spéculations, et de propagande, et ce de tous les côtés. On a prétendu que le manque de protection des témoins a ralenti l'enquête officielle; et quant aux agents de sécurité tués, un verdict clair n’a toujours pas été obtenu au bout de trois ans.

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