Révolution en hausse, tourisme en baisse

Le secteur du tourisme a énormément pâti de l’instabilité politique en Égypte – une situation grave dans un pays où près d’un tiers de la population dépend du tourisme pour vivre.

Voir reportage

A propos

Agrandir la carte

Masquer la carte

Révolution en hausse, tourisme en baisse

Des grandes pyramides de Gizeh aux stations balnéaires de Charm el-Cheikh et d'autres villes le long de la mer Rouge, en passant par les temples antiques de Louxor, l'Égypte est depuis longtemps une destination touristique populaire. Le nombre annuel de visiteurs étrangers de l'Égypte a atteint le record suprême de plus de 14 millions en 2010, l'année qui a précédé le limogeage du président Moubarak. La révolution et les troubles continuels ont fortement touché le commerce du tourisme, les arrivées tombant aux alentours de neuf millions en 2012 puis, après un rétablissement hésitant les premiers mois de 2013, chutant à nouveau après la « seconde révolution ». Une partie importante des visiteurs se rendaient dans les stations balnéaires de la mer Rouge. Cette région a été la moins touchée par les troubles du Caire et d'autres villes, mais des rapts de touristes et des attaques sur des gardes de sécurité ont été signalés, ce qui a eu une incidence sur le nombre de visiteurs. Les sites anciens dans le nord restent bannis des itinéraires touristiques, les gouvernements étrangers ayant lancé des avertissements concernant la sécurité des visites en Égypte. Les revenus du tourisme ont baissé de 30 pour cent en 2011, soit une chute de près de 440 millions € pour les seuls mois de juillet et août 2013, après la révocation du président Morsi par l'armée. Sur une base annuelle, ce déclin correspond à une chute de 1,5 % du PIB égyptien.

Lire la suite