Shahd

Les attitudes vis-à-vis d’enfants atteints du syndrome de Down en Libye ont radicalement changé. Shahd est élève dans une école ordinaire, a un large cercle d’amis et est devenue célèbre grâce à sa photographie.

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Shahd

Le nouveau gouvernement libyen a ratifié la Convention des Nations Unies sur les Droits des personnes handicapées, mais l'écart entre les articles de la Convention et la réalité pratique des gens sur le terrain semble important. Même sous Mouammar Kadhafi, des lois protégeant les droits des personnes handicapées existaient en Libye où, selon les valeurs traditionnelles, elles devaient être traitées avec respect. Or, dans beaucoup de communautés, l'attitude qui prévaut est encore de considérer les personnes handicapées comme un fardeau qui se doit d'être caché. Mais il semblerait qu’un changement soit lentement en train de se produire. L'avancée la plus positive est non seulement la reconnaissance du fait que les personnes handicapées ont des droits, mais aussi la réalisation du potentiel d'un individu.

Les attitudes à l'égard des enfants trisomiques ont fortement changé, largement grâce au travail d'organisations comme la Libyan Down Syndrome Association (LDSA, association libyenne pour la trisomie 21) dont l'objectif est non seulement de sensibiliser le public à cette maladie, mais aussi d'encourager les parents à réaliser le potentiel de développement de leurs enfants. En 2000, on estimait que seulement 10 pour cent des familles reconnaissaient ce potentiel, alors qu'aujourd'hui, ce chiffre est de 55 pour cent. Pendant la même période, le nombre d'enfants trisomiques inscrits dans une classe ordinaire d'un établissement scolaire public est passé de un à près de 100 dans cinq écoles différentes. De la même façon, le nombre d’enfants trisomiques dans des crèches est passé de un partiellement intégré dans un établissement privé en 1992, à 80 enfants entièrement pris en charge dans quatre garderies différentes.

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