« L'homme de la maison »

Fouzia, Nassira, et Houaria gèrent tout à la maison et subviennent aux besoins financiers de leurs familles. Dans un pays où le statut des femmes au travail est quasi inexistant, cela exige un singulier état d’esprit.

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« L'homme de la maison »

Oran, la deuxième grande ville d'Algérie, comportait une importante population espagnole et française pendant la colonisation. La ville a été le théâtre d’affrontements particulièrement violents au début des années 1960, pendant et après la guerre d'indépendance algérienne. Des milliers d'Européens ont fui, et des quartiers entiers d’Oran ont été désertés. Le vieux quartier colonial de Sidi El Houari en fait partie. Jadis réputé pour ses splendides bâtiments coloniaux, il est tombé en ruine et est désormais habité par des familles pauvres vivant dans des conditions difficiles. Ces familles comptent nombre de mères célibataires, de veuves et d’épouses dont les maris sont au chômage et qui doivent elles-mêmes aller travailler pour subvenir aux besoins des leurs.

Ce sont des femmes qui doivent être « l'homme de la maison ». Malgré leur niveau d’éducation élevé, la position des femmes algériennes au travail est encore faible. Bien que plus de la moitié des étudiants universitaires soient des femmes, ce pourcentage est pourtant loin d'être atteint en ce qui concerne la représentation des femmes dans le secteur économique, et les femmes au travail sont généralement confrontées à la discrimination et au harcèlement. Certaines organisations militantes œuvrent pour une plus grande égalité professionnelle, mais la vie reste toujours une lutte pour les femmes privées du soutien matériel de leurs maris.

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